L'intelligence artificielle (IA) est apparue dans ma vie au début des années 1990. Elle se limitait essentiellement à LISP (de List Processing) parce que ça faisait partie de la distribution linux Slackware. J'avoue que je ne saisissais pas entièrement le concept et, comme je n'en voyais pas l'utilité, je l'ai simplement ignoré.
L'IA à fait une deuxième apparition en 2000 sous la forme de Via Voice, d'IBM, dont une version démo était incluse dans la distribution linux Suse. Ce logiciel était parmi les premiers à me permetttre de dicter à mon ordi. Il fonctionnait très bien. Ce n'est pas, à proprement parler, de l'IA au sens courant du terme mais ça en donnait certainement l'impression. J'avais dit à ma prof de français de 6ième qu'en l'an deux mille je n'aurait pas plus besoin de bien écrire parce qu'il y aurait une machine pour le faire à ma place. Ben voilà; j'avais raison! Cette conversation avait eu lieu parce que mon écriture manuscrite est, disons-le, cryptique aux mieux ...
C'était il y a trois ans où l'IA a sérieusement impacté ma vie. En fait c'était plutôt la constatation de son impact global qui m'a frappé de plein fouet. Lors d'un retour aux études, j'ai réalisé que plus de la moitié des étudiants utilisaient ChatGPT tant pour les travaux pratiques que durant les examens.
Outre le sentiment d'injustice --Je n'y ai pas eu recours; par choix-- j'y ai eu une grosse remise en question sur la valeur réelle du diplôme. Il ne représentait plus les connaissances du diplômé tant que son aptitude à utiliser un seul outil. J'y ai également compris qu'en conséquence, tous les diplômés seront éventuellement redondants et par conséquent, au chômage. Quand l'AI fait 90% du travail, personne ne voudra payer pour plus d'une pincée de diplômés pour diriger.... Et encore.
Nous craignons ce que nous ne connaissons pas. L'idée qu'une machine puisse donner l'apparence de raison est déjà effarant mais ce qui m'inquiète le plus c'est que cette machine apprend à raisonner à partir de connaissances humaines. L'humain n'est, très généralement, pas très intelligent. Il est certainement doté de raison mais est grandement influancé par les sentiments. Il est également très sujet aux idées préconçues, préjugés, à la publicité, etc.
Ces machines ingèrent beaucoup de données durant leur entraînement. Le données provenant de disciplines scientifiques tendent à être factuelles et suivent des protocoles et lois rigides. Entraînée ainsi, l'apport de l'AI peut être très précieux. Lorsque les données incluent les posts de média sociaux, c'est là que ça risque le plus d'être dangereux. La mythique intelligence collective est saturée d'opinions non-qualifiées, de notions religieuses, morales, sociales, etc.
Ensuite, il y a le problème de la censure. Pour être acceptable socialement, l'IA doit opérer parmis les limites des codes sociaux humains. Ça limite énormément la factualité des réponses données.
Mais malgré tout, je doute de la disparition de l'IA. Je vais donc continuer à explorer ce phénomène et approfondir mes connaisances.
J'ai déjà quelques notions sur l'implantation,la structure, et l'utilisation de quelques logiciels tels qu'Ollama. Je suis l'information sur l'IA quotidiennement. Pour l'instant, j'interagis principalement avec des LLM locaux sur un ordi P7 avec 16G de RAM sans accélérateur graphique. Il date de 2011.
J'interagis également avec des sites Web. Comme je ne peux présumer des intentions de ces sites d'IA, j'utilise le réseau Tor pour garder l'anonymité.